La Bretagne : quand la mer berce un arrière-pays à l’histoire tumultueuse


21 mai 2019 Facebook Twitter LinkedIn Google+ Tourisme



La Bretagne, c’est d’abord pour les explorateurs. Son littoral sauvage qui semble compter les légendes d’antan, ses cités médiévales à l’aura mystique, ses épaisses forêts à la faune insoupçonnée en font une destination inédite qui, sous ses airs d’escapade convenue cache en réalité des trésors exceptionnels. Terre à l’histoire tumultueuse, de tradition fière et de richesse culturelle peu commune, la Bretagne est à mille lieues de Paris, sur le plan géographique mais pas seulement.

Les charmes naturels d’une Bretagne fière

En Bretagne, on ne manque pas de charmes naturels typiques des plus belles destinations touristiques du monde. Les grandes plages à l’eau turquoise sont partout, depuis l’élégance de la prestigieuse côte nord de Dinard, plébiscitée par les aristocrates britanniques du XIXe siècle, jusqu’aux nombreuses stations balnéaires familiales qui sillonnent toute la côte, ponctuées par des reliefs complexes et des vues panoramiques à couper le souffle. Certains des nombreux cordons sablonneux de la région affichent une vie quotidienne dynamique et animée, puisqu’ils ont progressivement vu s’élever des hôtels et des restaurants, de l’auberge de jeunesse aux palaces de luxe, de la taverne bon marché aux tables étoilées. Certains sont stratégiquement situés dans les allées les plus passantes, d’autres sont négligemment cachés au bout de petites ruelles sans prétention, récompensant ceux qui prennent la peine d’aller au-delà des sentiers battus pour s’approcher des recoins où la vie quotidienne est la moins maquillée. Mais la Bretagne, c’est bien plus que des plages où l’on se prélasse en espérant que le soleil daigne pointer le bout de son nez. Pendant des siècles, ce fut un royaume fier d’être indépendant, avec des liens plus étroits avec la Grande-Bretagne que la France. La Bretagne était après tout la « petite Bretagne », par opposition à la « Grande Bretagne », de l’autre côté de la Manche. Les traditions panceltiques de l’époque sont toujours vivantes, portées par une histoire sans cesse célébrée. La langue bretonne reste fièrement parlée, tandis que les festivals culturels célèbrent la musique et la danse celtiques dans un joyeux barnum qui côtoie harmonieusement les fulgurances modernes. Et l’histoire locale remonte encore plus loin que les Celtes, comme en témoignent les anciennes pierres et les mystérieux lieux funéraires comme Carnac, Locmariaquer et Camaret.

Citadelles médiévales et épopées chevaleresques

Les villes les plus remarquables de Bretagne sont les citadelles médiévales fortifiées qui gardaient autrefois ses frontières avec la France comme Dinan, Vitré, les ports de Saint-Malo au nord et Vannes au sud. Plus vous allez vers l’ouest, au cœur des Celtes, plus vous êtes en territoire sauvage, où des vestiges d’anciennes forêts subsistent autour de villages comme Huelgoat. Vous n’avez pas besoin de faire le tour de toute la région pour satisfaire votre soif de découverte et de montée d’adrénaline. Installez-vous dans un petit centre de villégiature, et vous trouverez tout ce qu’il faut pour remonter le temps et vous remémorer les épopées chevaleresques qui ont longtemps rythmé la région. Ploumanac’h sur la « côte de granit rose » au nord, Camaret, sur la péninsule de Crozon à l’extrême ouest ou Carnac dans le sud sauront vous apporter leur lot de mystères… à vous de les percer en famille, entre amis ou en solo ! Entre deux escapades hautes en couleur, laissez-vous tenter par les crêpes, sucrées ou salées, que l’on prépare divinement dans le coin.

La Bretagne est plus belle entre mars et octobre

Alors que l’industrie touristique bretonne est fortement concentrée sur ses plages et ses stations balnéaires, la saison estivale y est parfois plus longue que prévu, même si la météo reste généralement capricieuse. Ce n’est qu’au cœur de l’hiver, entre décembre et mi-février, que de nombreux hôtels, et même des communautés côtières entières, ont tendance à fermer boutique. Pour un séjour en amoureux en Bretagne, venez entre mars et octobre pour être en mesure de découvrir le côté « bling bling » de la côte mais aussi l’arrière-pays qui vous dévoilera tous ses secrets. Si vous n’êtes pas du genre à supporter les longues files d’attente ou encore la fameuse congestion estivale, évitez les mois de juillet et août. Les villes comme Rennes et Quimper, ainsi que les ports de ferries comme Saint-Malo et Roscoff, restent très fréquentés toute l’année. Toutes les îles habitées disposent d’un service de ferry toute l’année, mais les bateaux ne sont assez réguliers pour convenir aux excursionnistes d’une journée entre mai et septembre. L’événement annuel le plus important reste le Festival Inter-Celtique, qui se tient dans le port de Lorient en août, mais Quimper organise aussi de grands festivals en juillet et août, tandis que Rennes reprend le flambeau lors du dernier trimestre de l’année.

Kalon digor !

Le long de la spectaculaire côte nord de la Bretagne, entre les ports de Saint-Malo et Roscoff, des stations familiales comme Erquy, Binic et Ploumanac’h font de charmantes escales en bord de mer. Plus à l’ouest, le Finistère offre de superbes plages autour de Benodet et sur la presqu’île de Crozon, et des excursions en bateau spectaculaires vers les îles d’Ouessant et de Sein. La côte sud abrite les extraordinaires mégalithes de Carnac, tandis que les forêts intérieures abritent des villages paisibles comme Huelgoat et Paimpont. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces petites bourgades préservées constitueront à bien des égards les temps forts de vos pérégrinations bretonnes, tant elles ont su conserver leur charme originel et leur capital dépaysement. Arpentez les ruelles de ces villages colorés, laissez-vous séduire par les spécialités locales les gavottes, les rillettes de poissons, le traditionnel plateau de fruits de mer, l’incontournable crêpe sucrée au caramel beurre salée, la galette traditionnelle au blé noir, le sablé breton ou encore le Kouign Amann. Kalon digor !