Camping haut de gamme : fleuron du tourisme français !


14 août 2020 Facebook Twitter LinkedIn Google+ Tourisme



Sortir des sentiers battus, expérimenter de nouvelles choses, entrer en communion avec Dame Nature et s’exposer au plein air sans aucun compromis sur la sécurité, le confort et la qualité de vie au quotidien… c’est ce que vous offre le mobile-home haut de gamme, lové dans un emplacement luxuriant au cœur d’un camping huppé.

Plus qu’un simple hébergement de vacances, le mobil-home sera votre quartier général pour découvrir une région, une culture, un terroir, et partir à l’aventure en famille, entre amis ou en solo.

La durée moyenne de séjour bondit dans les campings français

Et si vous troquiez votre chambre d’hôtel habituelle, froide et sans personnalité, pour un mobil-home convivial qui respire les vacances, le farniente et l’aventure ? Oubliez les mobile-homes des années 1980 et 1990. Aujourd’hui, cet hébergement sait se montrer tout confort, avec toutes les commodités que l’on est en droit d’attendre d’un camping haut de gamme. Et les Français ne s’y trompent pas. Entre les vacanciers de l’Hexagone et le mobile-home, c’est une vraie histoire d’amour. En 2018, les campings français ont battu tous les records. Un engouement que l’on explique par la montée en gamme de quelque 8 000 sites, notamment au niveau des hébergements en dur comme les mobil-homes et les chalets.

L’hôtellerie de plein air a toujours été une spécialité française, attirant même des vacanciers internationaux, notamment Allemands, Britanniques, Espagnols, Néerlandais et Belges. Les Français restent toutefois le socle du succès du camping dans l’Hexagone. Rappelons que ce segment touristique représente environ 125 millions de nuitées selon la fédération FNPHA qui représente la grande majorité des campings français. En 2018, la durée moyenne des séjours en camping a caracolé à 5,1 nuitées, un record absolu en la matière. Les autres hébergements touristiques, comme les hôtels, les villages de vacances et les résidences stagnent quant à eux à 2,6 nuitées.

Comme on pouvait s’y attendre, ce sont surtout les campings en zones littorales qui restent les plus prisés, concentrant environ 56 % des nuitées. Le Sud-ouest reste une valeur sûre, et les vacanciers sont de plus en plus nombreux à opter pour des vacances en camping dans les Landes et la Dordogne. Si les trois cinquièmes des séjours se passent sur un emplacement nu qui accueillera une tente, une caravane ou un camping-car du client, les séjours longs se passent majoritairement dans les hébergements locatifs comme les chalets, les mobil-homes mais aussi d’autres hébergements plus insolites, comme les tipis et les yourtes. Les 4 et 5 étoiles tirent leur épingle du jeu auprès des vacanciers français et des touristes étrangers.

Les Français, rois invétérés du camping

Si la France reste la championne du monde du tourisme, les Français restent les rois du camping et, plus généralement, du tourisme de plein air. Plusieurs raisons peuvent expliquer cet engouement :

  • La France métropolitaine compte autour de 8 000 campings, pour un peu plus de 710 000 emplacements et hébergements, avec un bon maillage territorial. La France reste le premier parc de campings en Europe, et le deuxième au monde après les Etats-Unis, pays qui compte environ 5 fois plus d’habitants que l’Hexagone ;
  • Le parc de campings français propose une offre pour tous les goûts : bord de mer, bord de lac, au milieu de bâtisses historiques (châteaux, églises, monuments…), zone rurale, montagne, périphérie des grands centres urbains, etc. L’élargissement de l’offre touche également le type des hébergements, notamment avec les emplacements équipés : mobil-homes, bungalows, tentes meublées, yourtes, tipis, cabanes dans les arbres, roulottes, etc. ;
  • Le standing et le confort des hébergements se sont largement améliorés pendant la décennie 2010, avec un effort d’investissement soutenu de la part des opérateurs ;
  • De manière générale, les grands campings français ont amélioré leurs infrastructures, que ce soit au niveau des hébergements ou des loisirs, pour capter des clients même lorsque la météo n’est pas au rendez-vous. Ce nivellement par le haut de l’offre de camping a également permis aux opérateurs d’attirer une nouvelle cible : celle des CSP+, qui rechignaient à expérimenter le camping en raison des conditions de confort. Notons également que les campings ont massivement investi pour se doter de bâtiments en dur, avec réception, hall d’entrée, salon, bar, etc. ;
  • Pour réussir leur « mise à jour » et se donner les moyens de leurs ambitions, les campings s’organisent en réseaux réunissant plusieurs établissements.

En somme, les campings 4 et 5 étoiles sont passés d’établissements d’hébergement de fortune ou d’appoint à de véritables centres de loisir et de bien-être, complétant même leur offre « historique » avec des spas, des coiffeurs, des masseurs, des animations, des complexes aquatiques, des supérettes, des bars, etc. On passe d’un camping « dortoir » à un mini parc de loisir, voire à un véritable village de vacances tout-en-un qui se complète parfaitement avec les points d’intérêt de la région.

L’offre s’est améliorée… sans forcément impacter les prix

Cet engouement pour les campings et, plus généralement, les hébergements de plein air, a naturellement poussé les propriétaires et les gérants à rechercher l’optimisation des recettes, et cela passe par l’allongement de la saison. Certains établissements ouvrent dès le mois d’avril, notamment dans le Sud, où les conditions climatiques peuvent le permettre. Aujourd’hui, la majorité des campings accueillent les vacanciers 7 à 8 mois dans l’année, principalement en bungalow et en mobil-home. Les campings situés dans la périphérie des grandes villes accueillent même des clients pour des séjours de fin de semaine, du vendredi soir au dimanche.

Autre avantage concurrentiel de l’offre camping : l’amélioration des conditions de confort et d’hygiène ainsi que la multiplication des possibilités de loisir n’ont pas impacté les prix outre mesure. En effet, les prix sont globalement restés stables sur les 5 dernières années, dans un contexte où les Français sont toujours plus préoccupés par la question du pouvoir d’achat.

Il faut également souligner que la bonne santé du segment des campings et des hébergements de plein air doit beaucoup à l’attractivité de la France qui reste, de loin, la première destination touristique mondiale. Cela permet aux différents acteurs du secteur de prendre des risques, d’expérimenter de nouvelles offres et de s’autoriser parfois des hors-pistes.

Pour les étrangers, notamment les Allemands, les Suisses, les Belges, les Britanniques, les Italiens et les Néerlandais, férus de plein air, la qualité du terrain de camping à la française est reconnue et prisée. Pour les contenter, les campings français font désormais dans le multilingue, avec des sites web, des brochures, des livrets et des pages sur les réseaux sociaux en plusieurs langues, et enrôlent un personnel raisonnablement polyglotte pour garantir une expérience client à la hauteur des attentes.

Enfin, les campings français ont globalement réussi le virage numérique, proposant des services virtuels de qualité, comme les visites à 360° avant de réserver (des parties communes mais aussi des hébergements), des chatbots opérationnels 24/7, des vidéos, etc.