Programme Vacances Travail : le point sur le WHV Nouvelle Zélande

Avec une bonne dose d’exotisme couplée à une dynamique économique bouillonnante qui favorise l’accès à des petits jobs, la Nouvelle-Zélande s’impose aujourd’hui comme la 2e destination préférée des PVTistes français et se positionne comme une valeur sûre de l’offre mondiale du Working Holiday Visa. En effet, ils ont été près de 7 864 à se rendre en Nouvelle-Zélande dans le cadre du programme Vacances-Travail (PVT ou VVT pour Visa Vacances Travail), soit près de 20% de l’ensemble des PVTistes français.

Cette position est tout de même à relativiser dans la mesure où la Nouvelle-Zélande et l’Australie n’imposent aucun quota aux Français, contrairement au Canada (3e du podium) qui refuse annuellement des milliers de demandes de Working Holiday Visa. La Nouvelle-Zélande est par ailleurs l’un des premiers pays avec le Japon à avoir ratifié l’accord WHV avec la France en 2000, et c’est aussi le pays qui a signé le plus d’accords PVT dans le monde. Ce billet vous propose de revenir sur les conditions d’admissibilité au WHV Nouvelle-Zélande et de synthétiser les étapes de la procédure pour son obtention.

 

Working Holiday Visa Nouvelle-Zélande

 

Les conditions d’admissibilité au WHV Nouvelle-Zélande

Pour se rendre en Nouvelle-Zélande dans le cadre du programme Working Holiday Visa (WHV), il est nécessaire de remplir un certain nombre de conditions qui restent somme toute peu contraignantes comparativement à ce qui se fait ailleurs, notamment pour le PVT Canada, le PVT Russie, le PVT Argentine ou encore le PVT Japon :

  • Âge : le Working Holiday Visa Nouvelle-Zélande est exclusivement destiné aux ressortissants des pays signataires âgés de 18 à 30 ans (ou 35 ans pour les Canadiens). Notons que c’est la date de la demande de visa qui importe, et non la date d’arrivée sur le sol néozélandais. Ainsi, si vous approchez des 31 ans, vous pouvez toujours formuler votre demande de WHV Nouvelle-Zélande. Vous disposerez par la suite de 12 mois pour voyager en Nouvelle-Zélande même si vous avez soufflé votre 31e bougie entre temps. Le même raisonnement est valable pour les Canadiens (35 ans) ;
  • Détenir un titre de séjour en cours de validité et délivré par un pays signataire d’un accord WHV avec la Nouvelle Zélande. Attention : il faudra impérativement utiliser le passeport français qui a servi pour formuler la demande de visa PVT. En cas de perte, prévenir les autorités néozélandaises dans les plus brefs délais ;
  • Prouver que l’on dispose d’économies suffisantes pour subvenir à ses besoins en attendant de trouver un emploi en Nouvelle-Zélande. Le seuil avancé par les autorités néozélandaises est de 4 200 $NZ (environ 2 700 €). Si dans la pratique, on ne vous demandera que très rarement d’apporter une justification de ces fonds (relevé de compte bancaire par exemple), nous vous conseillons tout de même d’observer cette consigne ne serait-ce que pour vivre correctement en attendant de trouver un job ;
  • Souscrire à une assurance PVT (maladie, hospitalisation et rapatriement) qui couvre l’entièreté de la durée de votre séjour en Nouvelle-Zélande. Comme pour la preuve des fonds, il est rare que l’on vous demande de présenter une attestation d’assurance. Nous vous conseillons toutefois de contracter une assurance santé, à fortiori lorsque l’on sait que les frais médicaux sont particulièrement élevés en Nouvelle-Zélande ;
  • En être à sa première participation au WHV Nouvelle-Zélande.

Notons que le permis vacances travail néozélandais est sans doute l’un des visas PVT les plus faciles à obtenir avec le PVT Australie. En effet, aucun quota n’est prévu, le délai de réponse ne dépasse généralement pas la semaine et il est possible de postuler partout, même depuis la Nouvelle-Zélande. Le seul contretemps reste sans doute le prix. En effet, les frais de participation sont relativement élevés (environ 134 €).

 

Les étapes de la procédure WHV Nouvelle-Zélande

Avant de partir un an en Nouvelle-Zélande dans le cadre du Visa Working Holiday, il faudra en premier lieu se rendre sur le site officiel de l’immigration de la Nouvelle-Zélande et remplir le formulaire d’enregistrement. Il vous sera peut-être demandé par la suite de fournir une radio des poumons. Attention : n’utilisez aucun caractère spécial tout au long du formulaire (pas d’accents, pas de cédille). Suivez par la suite les indications du site et acquittez-vous des frais de participation. Le site n’admet que les cartes de crédit de type MasterCard ou Visa. Les marques Electron, Maestro ou encore American Express ne sont pas prises en charge. Il ne vous restera alors plus qu’à attendre le mail de confirmation.

 

Trouver un travail en Nouvelle-Zélande

Le premier atout de tout PVTiste en Nouvelle-Zélande reste un bon niveau d’anglais. Les emplois les plus prisés par les aficionados du WHV sont similaires à ceux qui ont le vent en poupe dans le cadre d’un WHV Australie : le fruit picking, les petits boulots à la ferme ou encore le Wwoofing. Notons qu’il est tout à fait possible de travailler en Nouvelle Zélande à plein temps chez le même employé pendant toute la durée de votre séjour.

A ce titre, de nombreux PVTistes français choisissent de travailler dans le secteur touristique, en pleine expansion mais en proie à un turn-over important. Les villes d’Auckland, Wellington et les régions de Canterbury et Central Otago sont celles qui proposent le plus de postes dans le tourisme. N’hésitez pas à postuler dans une auberge de jeunesse ou une agence de voyage. Si vous avez des compétences dans le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), sachez que les firmes néozélandaises recrutent le plus souvent à l’étranger. Les emplois dans la filière se trouvent surtout à Auckland, Wellington et Christchurch. Dirigez-vous en priorité vers des firmes comme SAP, Wynyard Group ou encore Gameloft.

Enfin, si vous ne souhaitez pas spécialement travailler dans le but de financer votre voyage en Nouvelle Zélande mais désirez tout de même repartir avec une expérience professionnelle, il est fortement conseillé aux jeunes étudiants ou lauréats des écoles de commerce de faire du volontariat au sein des agences de communication ou des départements commerciaux des entreprises néozélandaises.

 

Autres articles concernant les Working Holiday Visa: